Parentalité & Craquage : quelles solutions ?
On fait du mieux qu’on peut… et nos enfants nous regardent.
Parent : quand nos enfants s’inspirent en nous regardant
Pour commencer cet article, je souhaite vous partager une vidéo qui en dit long sur notre responsabilité de parent et comment nous pouvons inspirer nos enfants dans le bon comme le mauvais sens.
Vidéo « Les enfants voient, les enfants font »
Ce que je retiens de cette vidéo, c’est que Votre bonté devient la leur. Votre patience (et je sais combien il en faut par moment) devient leur calme. Vos habitudes deviennent leur normalité. Donc, quand vous pensez qu’ils ne regardent pas… Ils apprennent. À chaque instant. Soyez l’exemple que vous voulez qu’ils deviennent. Parce que les petits yeux veillent toujours et les petits cœurs sont toujours absorbants.
Ce n’est pas pour vous en remettre une louche, juste enfoncer une porte ouverte sur notre rôle parent, le plus dur métier au monde.
Pour allèger cette introduction, retenez deux choses :
« Je fais du mieux que je peux »
« Notre enfant n’a pas été livré avec un mode d’emploi! Quand bien même, on en aurait un, regardez ce qu’il se passe quand on monte un meuble Ikéa, il nous reste souvent 1 pièce en +!!!!
Parent… comprendre le craquage
1. Être parent, c’est intense.
Pas de pause. Pas de bouton « off ».
Pas de formation diplômante pour apprendre.
Juste un amour immense… et des montagnes russes émotionnelles.
2. Craquer, c’est humain.
Ce n’est pas un signe d’échec. L’idée de la situation est de le voir plutôt comme un signal d’alarme, un indicateur que les batteries sont à plat. Nous sommes fait de chair et sang, nous ne sommes pas des robots ou machine!
Parent … Pourquoi on craque ?
👉 Phase 1 – L’accumulation silencieuse
• Trop peu de sommeil
• Trop de charge mentale
• Pas de sas de décompression
• Trop de sollicitations (cris, demandes, disputes…)
🔁 Et surtout : pas de pause. Pas d’espace.
👉 Phase 2 – Le débordement
Un détail. Un refus. Un verre renversé.
Et… tout sort.
📢 Une colère. Une larme. Un cri. Une envie de tout laisser.
Ce n’est jamais “juste” à cause du verre d’eau.
👉 Phase 3 – La culpabilité post-craquage
On s’en veut.
On se dit qu’on est nul.le.
On jure de ne plus jamais crier… jusqu’au prochain trop-plein.
🔁 Et le cycle recommence.
Ce que le cerveau vit quand on craque
Les neurosciences le montrent : face au stress, notre cerveau primitif prend le relais.
👉 C’est le mode “survie”.
Lorsque le stress est trop intense, c’est l’amygdale (le détecteur de danger) qui prend le dessus.
Résultat ?
✔ Réactions impulsives
✔ Difficulté à raisonner
✔ Perte d’empathie momentanée
Ce n’est pas une défaillance morale, c’est un mécanisme neurologique.
C’est la raison pour laquelle on a tendance à crier, claquer une porte, menacer… Une fois que c’est fait, on regrette. Et c’est là que nous rentrons en culpabilité. Votre petite voix intérieure voit pia pia … “Je suis un mauvais parent.”
“Je n’aurais pas dû…” « je suis une mauvaise mère/mauvais père ».
Ces phrases tournent en boucle. Mais craquer ne fait pas de vous un mauvais parent. Ce qui compte, c’est ce que vous faites après. et puis comme dirait winnicot soyons des parents suffisant bon. Ca permet de soulager le sac à dos qui pèse sur vous !
Si on fait un pas de côté, vous le savez parfaitement les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits.
Ils ont besoin de parents vrais qui savent dire : “Je suis fatigué.e” ou même : “Je suis désolé.e, j’ai crié trop fort.”
Le lien est plus fort que l’instant. Ce qui va nourrir psychiquement votre enfant c’est votre lien sécurisé se construit dans la régularité. Rien n’est immuable, on peut toujours réparer. Et la réparation, c’est aussi de l’amour. Il n’est jamais trop tard pour dire :
🗣️ “J’ai crié. J’étais très fatigué.e. Ce n’était pas de ta faute.”
🗣️ “Je veux te parler autrement. On va essayer ensemble.”
🗣️ “Parfois les grandes personnes ont aussi besoin d’aide pour se calmer.”
Ce sont ces mots qui enseignent à l’enfant que les émotions ne sont pas dangereuses.Qu’on peut se tromper, mais aussi reconstruire.
Parent… Faites appel à un ami!
Quand le quotidien devient trop lourd
Certaines situations deviennent chroniques :
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Irritabilité constante
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Perte de plaisir
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Troubles du sommeil
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Sentiment d’échec
➡️ Il est temps de demander du soutien.
La parentalité, ça ne se vit pas seul. Entourage, amis, thérapeutes, groupes de parole, podcasts inspirants… Parler, c’est déjà souffler et prendre du recul.
Si vous regardez les anciennes générations et notamment en Italie, la famille est importante, la « mama » est là pour aider soutenir les parents. Et non je vous vos venir « si je fais appel à quelqu’un, c’est que je ne suis pas à la hauteur »…. Parlons de vos croyances ou parlez tout simplement libère, vous n’êtes pas seul.e!
La Thérapie brève peut être aussi un vrai coup de pouce
La thérapie brève ne cherche pas à tout expliquer. Elle aide à repérer les blocages, à créer du mouvement, à retrouver de la ressource pour soi… et pour sa famille.
Ensemble, nous pouvons enlever le caillou dans la chaux pour :
✔ Identifier les déclencheurs personnels (histoires familiales, exigences internes, fatigue chronique…)
✔ Travailler les croyances (“je dois tout gérer seul.e”)
✔ Acquérir des stratégies de régulation
✔ Revenir à une parentalité plus consciente, plus ajustée, plus apaisée. Pas parfaite. Mais présente et vivante.
Parent …quand ça déborde, quelles solutions concrètes ?
1. Parents … Revenir au corps avant de passer par la tête
🧠 En situation de stress, vouloir « réfléchir mieux » ne suffit pas.
Il faut d’abord faire redescendre l’intensité physiologique.
🛠️ Quelques outils simples :
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La cohérence cardiaque (3-6-5) : 3 fois par jour, respirer sur un rythme 6 sec inspiration / 6 sec expiration pendant 5 minutes.
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S’ancrer dans le présent : nommer 3 objets que je vois, 3 sons que j’entends, 3 choses que je touche.
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Marcher, bouger, secouer les tensions : remettre le corps en mouvement évacue les tensions accumulées.
2. Parents …Identifier les croyances internes qui épuisent
“Je dois tout gérer.”
“Un bon parent ne crie jamais.”
“Si je prends du temps pour moi, je suis égoïste.” Ces pensées sont invisibles mais puissantes.
Elles dictent nos comportements… et notre niveau de pression.
🔍 En thérapie brève, on apprend à identifier, questionner puis remplacer ces croyances automatiques.
✅ Exemple de recadrage : “M’occuper de moi, c’est mieux m’occuper d’eux.” Prenez l’image de l’avion. Nous voyageons avec des turbulences, des pertubations. Les masques à oxygène tombent. Vous le prenez en premier. Pourquoi ? vous pourrez ainsi aider les autres !
🧰 3. Parents … Créer des rituels de décompression
💡 Un parent qui tient, c’est un parent qui recharge régulièrement.
La solution n’est pas dans l’exceptionnel, mais dans le régulier.
Quelques rituels à tester :
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10 minutes seul.e le matin (sans téléphone)
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Un « sas » en rentrant du travail : marcher, respirer, s’isoler avant de « reprendre le rôle »
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Une soirée « off » par semaine pour ne rien faire d’utile
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Un journal d’émotions à remplir chaque soir
💬 À retenir
✨ « On ne peut pas verser d’eau d’un pichet vide. »
Prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin de ses enfants.
🌍 Être parent, c’est un chemin.
Et sur ce chemin, on peut trébucher… mais aussi se relever, réparer, grandir.
🔑 Les solutions existent. Elles ne rendent pas tout facile.
Mais elles rendent tout plus vivable, plus conscient, plus humain.
Fais de ton mieux, c’est déjà beaucoup 💛
