Je vous partage un article sur l’influence de nos ascendants dans nos vies, en mettant en lumière l’importance de la thérapie brève, notamment à travers les prismes de l’épigénétique et de la psychogénéalogie, telle que développée par Anne Ancelin Schützenberger dans Aïe, mes aïeux !
1. Un héritage invisible – Quand nos ascendants vivent en nous
Nous sommes bien plus que la somme de nos expériences personnelles. Nos comportements, nos émotions, voire certaines maladies, peuvent être influencés par des événements vécus par nos ancêtres. Anne Ancelin Schützenberger parle de « loyautés invisibles » : des engagements inconscients envers notre lignée familiale qui nous poussent à répéter des schémas, même douloureux, par fidélité à notre histoire familiale.
2. L’épigénétique : la science qui confirme l’intuition thérapeutique
L’épigénétique étudie comment l’environnement et les expériences de vie peuvent modifier l’expression de nos gènes sans en changer la séquence. Des études ont montré que des traumatismes vécus par une génération peuvent laisser des marques épigénétiques transmissibles aux générations suivantes.
3. Psychogénéalogie : cartographier l’invisible, les ascendants
La psychogénéalogie, développée par Anne Ancelin Schützenberger, propose d’explorer notre arbre généalogique pour identifier les traumatismes, secrets et répétitions familiales.
L’outil principal est le génosociogramme, un arbre généalogique enrichi d’informations émotionnelles et relationnelles.
Mieux connaître sa généalogie peut servir pour plusieurs raisons : redonner vie à des personnes que l’Histoire n’a pas retenues ; découvrir des modes de vie très différents des nôtres ou encore tout simplement avoir une activité familiale.
Depuis quelques années, la généalogie a connu un grand boom. Un intérêt s’est développé sur nos origines familiales. Mieux connaître sa généalogie peut servir pour plusieurs raisons : redonner vie à des personnes que l’Histoire n’a pas retenues ; découvrir des modes de vie très différents des nôtres ou encore tout simplement avoir une activité familiale. Dans ce nouveau mouvement, une technique gagne de la place : la psychogénéalogie. Cette méthode, pratiquée par des psychothérapeutes spécialisés, utilise les bases de la recherche généalogique. Ainsi, la généalogie n’est plus considérée comme une discipline simplement divertissante mais bien comme une discipline utile voire nécessaire à la construction de soi.
Chercher nos ascendants : Un travail d’investigation
Se lancer dans un travail de généalogie sans y connaître grand chose peut sembler fastidieux. C’est là que généanet, ou My heritage (hors France) et les archives de votre département vont vous aider à collecter les informations indispensables pour créer son arbre généalogique.
Pour commencer, demander en ligne à la mairie de naissance de vos parents l’ acte de naissance intégral. Vous allez progressivement recueillir des informations : date de naissance, de mariage, de décès, des métiers, …
Une fois que vous avez reccueillli les informations sur 5 générations c’est à dire jusqu’à vos arrière grand-parents. Vous pouvez dessiner votre sociogénogramme. Nous le faisons ensemble en séance au Cabinet. Si vous souhaitez le travailler seul, vous trouverez ci-dessous comment le symboliser.
A partir de ces éléments, nous allons pouvoir
- Identifier rapidement les schémas répétitifs.
- Prendre conscience des loyautés invisibles.
- Mettre en place des actions concrètes pour se libérer de ces héritages.
Cas pratiques : quand le passé éclaire le présent
- Le syndrome d’anniversaire : Une femme tombe malade chaque année à la même date. L’analyse révèle que cette date correspond à l’anniversaire du décès de son grand-père, jamais évoqué dans la famille.
- Phobie inexpliquée : Un enfant a une peur irrationnelle de l’eau. L’exploration familiale montre qu’un ancêtre s’est noyé, un événement resté tabou.
Retour d’expérience
“Carole, 42 ans, Agent immobilier : « Depuis mon plus jeune âge, nager aux endroits où je n’avais pas pied, m’était impossible. J’avais également une phobie de l’avion et du vide en général que je n’expliquais pas. Une amie m’a parlé de la psychogénéalogie et j’ai voulu essayer, notamment pour me débarrasser de la peur de l’avion : ma sœur vit aux Etats-Unis et je n’avais jamais pu lui rendre visite. Lors des séances, j’ai raconté mes angoisses et puis en remontant mon arbre généalogique, j’ai découvert que mon arrière-grand-père s’était suicidé en sautant d’un pont. Si je savais qu’il s’était donné la mort, ce fut un choc d’apprendre par ma mère que c’était en sautant dans le vide ! Autre découverte, en l’interrogeant, celle d’une grande tante, décédée en se jetant sous un train. Une femme dont je ne connaissais pas l’existence. En quelques séances, j’ai compris d’où venaient mes angoisses. Mon inconscient avait enregistré que le vide pouvait entraîner la mort : voilà ce qui me paralysait. Depuis ce travail, je me sens bien plus sereine. Il y a eu un déclic : j’ai même pris des billets d’avion pour aller en Californie cet été ! »”
Ascendants : ces liens qui nous façonnent… jusqu’à ce qu’on en prenne conscience
La thérapie Brève permet de se libérer pour ne pas transmettre
En effet, comprendre et travailler sur ces héritages permet de :
- Se libérer de schémas limitants.
- Éviter de transmettre ces traumatismes aux générations futures.
- Vivre une vie plus consciente et alignée.
Nos vies sont tissées des fils de notre histoire familiale. En prenant conscience de ces influences et en travaillant dessus, notamment grâce à la thérapie brève et à des outils comme la psychogénéalogie, nous pouvons nous libérer de poids invisibles et construire un avenir plus serein.
Besoin d’en parler, de travailler son socio génogramme ?
